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De l'acceptation de soi

On ne peut s'affranchir du passé qu'en lui faisant face, en le reconnaissant,
Et en comprenant ses implications sur notre présent.
Alors seulement on en est libéré.
     M. H.

     Il n'est pire juge de soi que soi-même. La vie nous fait passer par des hauts et des bas, des flux et des reflux, des joies de des souffrances. Chaque étape nous déforme, nous modèle, nous broie un peu. C'est ce qui nous éloigne peu à peu mais sûrement du monde “idéal” de l'enfance, celui d'avant les premiers contacts douloureux avec le monde “réel”.
Et sans nous en rendre compte, notre vie se forge autour de nos propres jugements sur nous-même et sur les autres. C'est le lot de tout un chacun.

     On invente alors, sous le couvert de la “société”, des règles, des critères en nombre infini, des normes, destinés à nous donner, ou plutôt à nous imposer une marche à suivre dans notre vie d'êtres déjà brisés avant d'avoir vécu. Et c'est à ce stade qu'interviennent les jugements de valeur. Bien, pas bien, beau, moche, réussi, raté, trop, pas assez, on pourrait en citer beaucoup, mais à quoi bon ? Le ver est dans le fruit, et ce dès notre tendre jeunesse.

      L'épreuve est bien longue et bien difficile, qui peut nous conduire sur des chemins nettoyés de tant d'impuretés. Une vie peut y suffire, mais est quelquefois trop courte.
Certains se révoltent, parfois violemment, bien souvent d'une manière trop systématique, en rejetant tous ce qui vient de la société, les lois nécessaires, comme les règles les plus stupides. Ce n'est malheureusement pas si simple, et un tri est nécessaire, afin de ne refuser que ce qui pourrait être contraire à la liberté d'Aimer pleinement, la vie et l'univers.

Deux exercices semblent nécessiter un travail de notre part, si nous voulons vivre la vie pour laquelle nous sommes nés :

  • S'ouvrir à l'Univers. cette expression semble être faite de “grands mots”. Quelques explications sont nécessaires. L'Univers dont il est question, c'est ce qui nous entoure, tous ce que nous percevons avec nos sens limités, mais aussi tout ce que nous “sentons de l'intérieur”, quand toutefois nous acceptons de faire le pas. Nous sommes nous-même partie intégrante de cet Univers, c'est ce qui nous permet ce “ressenti de l'intérieur”. Et si nous pouvions parvenir à une symbiose suffisamment profonde avec ce qui nous semble être extérieur à nous-même et qui n'est en fait que “le reste de l'Univers”, nous aurions atteint le stade de la réelle connaissance. Tous les grands voyages commencent par un premier pas, donc faisons-le, les autres suivront en leur temps.
  • S'aimer soi-même. Il s'agit ici d'accepter ce que l'on est, pleinement, sans jugement. après tout, ce que nous sommes au jour le jour est le résultat de tout ce que nous avons appris, vécu, subi, de tous nos plaisirs et de toutes nos souffrances. Ne pas tout accepter en nous-mêmes, c'est de ce fait nier une partie de notre vécu, refuser une partie de la réalité et en quelque sorte refuser de se connaître complètement.

Par ailleurs, il nous faut à tout prix nous départir des modèles, critères et normes imposés par la société, pour éviter qu'ils ne polluent notre regard en nous obligeant à juger au lieu d'apprendre à mieux connaître.

Un dernier point, non dénué d'importance :

S'aimer soi-même sans chercher la connaissance amène immanquablement à des comportements aberrants, allant d'un égocentrisme exacerbé jusqu'à un éventuel comportement criminel (le “après moi, le déluge”). A l'opposé, s'ouvrir au monde spirituel en s'oubliant au lieu d'apprendre à s'aimer, lance l'ascenseur vers le monde infini des rêves dénués de sens et de l'acceptation aveugle du premier gourou venu.

Ces deux exercices se doivent d'être pratiqués en correspondance l'un avec l'autre, dans une permanente recherche d'équilibre. C'est la condition qui permet de recevoir en récompense la joie dans notre vie.

divers/un_peu_de_moi/acceptation_de_soi.txt · Dernière modification: 28/07/2019/ 20:38 (modification externe)