PREDATEURS !!!

Oui, du moins en ce qui concerne mon agence, je mesure mes mots !

Dernière minute...

Un peu d'histoire

humeur:argent:ca--.pngIl va falloir que je commence au début. Ca va être un peu long, mais quelques détails sont nécessaires.
Et je crois que vous allez trouver certains d'entre eux pour le moins intéressants…
En 1994, mes parents étant décédés, la vente de leur maison nous donna, à ma sœur et à moi, un peu d'argent. J'ai alors décidé de l'investir dans une maison. Une vieille longère où tout était à faire, dans le Morbihan, m'a séduit. Il me manquait un peu d'argent pour l'achat. J'ai décidé de faire appel à une banque pour m'aider. Mon choix s'est porté sur le Crédit Agricole, vous savez, cette banque qui semble mettre un point d'honneur à xxxxxx les petits exploitant agricoles, “le bon sens près de chez vous”, quoi… Ca me semblait déjà tellement mieux que le compte-chèque postal qui, à l'époque, faisait de vous un interdit bancaire pour 10F (1,5€) dans le trou…
Mais à ce moment-là, j'ignorais tout des manœuvres dont cette nouvelle banque était capable.
Depuis, mes yeux se sont ouverts bien grands…
Pendant plusieurs années, les choses ont semblé se passer de la bonne manière. Ma paye arrivait sur le compte, les prélèvements se faisaient sans accroc, j'avais le droit à quelques sourires quand je me pointais à l'agence (of course, ils se faisaient du beurre sur mon dos, comme sur des millions d'autres dos…).

Survint un divorce dans ma petite vie. La vie continuait à couler, avec quelques cahots, mais rien d'alarmant pour moi ou pour ma banque.

En 2001, problèmes financiers liés à une pension alimentaire que je continuais à verser malgré le fait que mon rejeton m√¢le travaillait à Carrefour. Tribunal, victoire, appel de mon ex à qui j'avais laissé la maison et qui touchait la pension alimentaire mensuelle de presque 600€ depuis 1995, et défaite partielle dû à l'impossibilité où j'étais, contrairement à elle, de m'offrir un avocat.
A la fin de l'année, après des années de célibat, la vie m'a amené à me re-marier malgré mes plus fermes promesses. Grand bien m'en a pris… Avant toute chose, mon épouse devait apprendre le français, ce qu'elle fit fort bien. Mais depuis plusieurs mois présente dans ma vie, elle avait déjà su me prouver son habileté à gérer les chiffres et à monter un dossier. Elle fut celle qui me permit de me sortir des embarras financiers du moment.
Ses débuts dans le monde actif français nous amenèrent à ouvrir un deuxième compte chèque, dans la même banque, bien entendu. Mal m'en a pris, on verra plus tard pourquoi…

Les premières difficultés

200 euros s'évanouissent, et billet d'avion fantôme…

Puis un jour de juin 2006, ma tendre et chère a eu besoin de retirer de l'argent. Elle a utilisé un distributeur à la Poste, essayant de retirer 300€. Le distributeur les lui refuse, au prétexte qu'il n'y a pas d'argent sur le compte. Or il y avait à ce moment-là bien plus que nécessaire. Un deuxième essai, en mettant la barre à 200€, se révèle tout aussi infructueux. Nouvel essai à un distributeur de la BRED, nouvel échec. Quelle ne fut pas notre surprise quelques jours plus tard, de voir que 200€ avaient été prélevés sur notre compte-chèques !!!
Tout naturellement, nous nous sommes adressés à notre banque pour nous aider à éclaircir la situation et récupérer notre argent. La banque n'en a pas pipé une.
Une deuxième lettre de réclamation, envoyée fin août 2006, n'a poussé personne, à la banque, à se bouger un peu pour s'occuper de ce problème.
Patients (ou plutôt trop cons…) nous avons laissé passer encore du temps, espérant que la banque finirait par mettre un point d'honneur à réparer le préjudice.. Oui, tous comptes faits, vraiment trop cons…

Arrive Novembre 2006. Nouvelle découverte : Notre MasterCard a été utilisée le 9 novembre pour payer un billet d'avion en dollars néo-zélandais. Nous envoyons aussitôt la découverte une lettre à la banque pour demander un remboursement, l'abonnement à ladite carte étant assorti d'une assurance. Nous en profitons pour remettre sur le tapis cette affaire de 200€, alors vieille de 5 mois. Silence radio.
Sans réponse à ce nouvel envoi, nous nous déplaçons à la banque pour demander un rendez-vous au responsable d'agence. Il nous reçoit en décembre, très affable, et nous assure que nous serons remboursés pour ce billet avant la fin de Janvier 2007. Il nous a même “spontanément” autorisé un découvert royal de 1000€, valable jusqu'à la fin Janvier, date à laquelle nous devions être remboursés, en remplacement de celui déjà octroyé de 480€ sur chacun de nos deux comptes, “pour nous permettre de faire face”… Nous repartons rassérénés.

Après une nouvelle période d'attente, nous avons finalement décidé (début 2007) de nous rendre à la banque une nouvelle fois pour extirper à tout le moins une réponse orale au sujet du prélèvement de 200€ par la poste. Celle-ci ne s'est pas fait attendre : “Nous avons envoyé un courrier à la poste, mais personne ne nous a répondu”. Mensonges !!!
Nous avons fait confiance à notre banque pendant 6 mois. Après ce laps de temps, nous nous sommes résolus à aller voir du côté de la poste. Bien entendu, lorsque nous nous sommes pointés, la première réaction a été “Mais pourquoi avez-vous attendu si longtemps avant de nous contacter ?”
- Nous ne comprenons pas, notre banque vous a pourtant envoyé un courrier à ce sujet !
- Quel courrier ? nous fut-il répondu. Nous n'avons rien reçu de la part du Crédit Agricole.
Mais après quelques vérifications, nous avons été remboursés des 200€; la poste a donc eu le courage de faire ce que notre banque aurait dû faire, regarder les enregistrements informatiques pour connaître le détails des transactions.
Quoi qu'il en soit, à aucun moment le Crédit Agricole ne s'est préoccupé de ce problème, pas même pour nous demander où nous en êtions.

Début février, toujours rien de nouveau à propos du billet d'avion. Nous nous fendons d'un nouveau courrier, forcément un peu moins aimable que les précédents.
Mon père était un excellent violoniste, et il me disait dans ce genre de cas désespéré : “Autant péter dans mon violon pour en sortir la Marseillaise !” Mais là, rien de rien, pas un signe, pas une lettre, que dalle !!!

Malheureusement, la vie durant cette année a été mouvementée, et nos réclamations sont passées au second plan pendant plusieurs mois. Pas de signe de la banque, cela va sans dire…
Finalement, fin septembre 2007, soit dix mois après l'utilisation frauduleuse de notre carte, un sursaut et une nouvelle réclamation. Oui, bon, parle à mon pied…
Décembre 2008, soit plus de deux ans après la fraude, nous attendions toujours !!!!

…… La suite bientôt ……

…… Oh, après tout, non; ils n'en méritent pas tant ……

Le maniement réitéré des fonds multiplie les mouvements de caisse

humeur/money/saga-gricole.txt · Dernière modification: 28/07/2019/ 20:39 (modification externe)